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Pourquoi votre corps n'arrive plus à récupérer (même quand vous vous reposez)

Vous êtes en vacances mais votre corps ne récupère pas
Vous êtes en vacances mais votre corps ne récupère pas

Constat

L’hygiène de vie est une préoccupation pour vous depuis longtemps :

Vous pratiquez du sport.

Vous mangez relativement correctement.

Vous prenez soin de vous.

 

Pourtant...

Vous vous réveillez fatigué.e.

Votre sommeil est léger.

Vous prenez du poids sans comprendre.

Vous avez l'impression d'être « toujours en alerte ».

Vous culpabilisez de ne plus récupérer.

Votre médecin vous dit parfois que « tout est normal ».

Mais vous sentez bien que quelque chose s'est dérégulé.

 

Eclairage sur le système nerveux

Je vous propose un éclairage possible par rapport à ce qui se passe peut-être, sur la base du fonctionnement du système nerveux et de ce que je constate chez un grand nombre de mes clients.

Notre organisme possède deux grands modes de fonctionnement :

Le mode adaptation

C’est celui qui est en pilotage quand vous êtes en train de :

  • Courir.

  • Travailler.

  • Résoudre des problèmes.

  • Gérer les enfants.

  • Pratiquer du sport.

  • Être performant.

Il est indispensable. Il soutient votre action et il est essentiel d’en prendre soin.

Le mode récupération

C'est seulement dans cet état que le corps peut :

  • Réparer les tissus.

  • Fabriquer certaines hormones.

  • Bien digérer.

  • Retrouver un sommeil profond.

  • Diminuer l'inflammation.

  • Favoriser la fertilité.

  • Consolider les apprentissages.

  • Réguler les émotions.

Je pense que vous pouvez aisément imaginer pourquoi ce mode est essentiel à votre bien-être et à votre vitalité.

 

Pourtant, le problème est que beaucoup de personnes restent coincées entre les deux.

Elles ne sont pas "en burn-out".

Mais elles ne récupèrent plus vraiment.

 

Pourquoi se reposer ne suffit plus

Cette hyperactivation chronique peut contribuer à l’apparition ou à l’entretien de différents symptômes comme :

  • Des troubles digestifs.

  • De la fatigue persistante.

  • Un sommeil léger.

  • Des douleurs musculaires.

  • De l’inflammation.

  • Des problèmes de peau.

  • Une prise de poids.

  • Des difficultés hormonales.

  • Des cycles perturbés.

  • Une difficulté à récupérer après le sport.

Bien sûr, ce n'est jamais la seule cause. En revanche c'est un terrain qui peut entretenir beaucoup de symptômes.

 

Pourtant, certaines personnes me disent :

  • « Je ne comprends pas, je suis partie en vacances. »

  • Ou « Je dors huit heures par nuit. »

  • Ou « J'ai diminué mon travail. »

Et pourtant... elles restent fatiguées.

Si je creuse un peu, j’observe souvent que, même lorsqu’elles font une pause dans leur activité, elles restent « branchées », elles pensent à leurs préoccupations / à ce qu’elles ont à gérer... Et parfois, ces personnes reviennent de vacances encore plus fatiguées. Ou alors elles culpabilisent parce qu'elles n'arrivent même plus à profiter.

 

Pour le dire simplement, leur système nerveux continue à fonctionner comme si le danger n’était pas totalement terminé.

C’est comme si le cerveau disait « Je dois rester vigilante ».

Il peut alors influencer les hormones, la digestion, l’inflammation à bas bruit, la gestion de l’énergie (en particulier une partie de l’énergie peut être détournée du fait de cet état d’insécurité latent), la qualité et la profondeur du sommeil, le niveau de douleur, parfois augmenté par l’inflammation.

 

Ce n’est pas un mode dégradé du système nerveux, mais plutôt un mode dans lequel il réorganise les priorités dans le fonctionnement du corps pour protéger la personne.

 

Une dimension émotionnelle souvent présente

C’est là que l’approche strictement hygiène de vie trouve parfois ses limites. Très souvent, je retrouve chez ces personnes des histoires différentes... mais des fonctionnements étonnamment proches.

Par exemple ces personnes ont souvent tendance à…

  • Vouloir bien faire.

  • Essayer de ne pas déranger.

  • Être dans un mode de « porter » les autres.

  • Fonctionner en étant fortes.

  • Anticiper en permanence.

  • Craindre de décevoir.

  • Ignorer leurs besoins, voire à en être relativement déconnectées.

  • Ne plus savoir ce qui leur fait vraiment plaisir.

  • Être déconnectées de leur corps.

 

Cela signifie que c’est vraiment une approche de terrain qui peut porter ses fruits durablement en aidant à sortir du mode « sous tension » permanent. De mon expérience, au-delà des symptômes eux-mêmes, c’est le travail de fond qui va le plus apporter pour permettre au système nerveux de retrouver régulièrement un état de sécurité.

 

Pendant longtemps, j'ai cru qu'il suffisait de mieux manger, de mieux dormir ou de prendre les bons nutriments.

Aujourd'hui, mon expérience m'a appris que cela ne suffit pas toujours, voire que ce n’est pas forcément le levier principal.

Tant que certaines peurs, certains automatismes, certaines blessures ou certaines stratégies de survie restent actives, le système nerveux continue souvent à fonctionner comme si le danger était encore présent.

C'est pourquoi la régulation émotionnelle devient mon axe phare en naturopathie. Pas parce que "c'est intéressant" mais parce que physiologiquement ça a du sens.

 

Le corps n'est pas contre nous. Il essaie simplement de nous protéger avec les moyens dont il dispose.

 

Lorsque le système nerveux retrouve suffisamment de sécurité, le corps peut enfin consacrer son énergie à autre chose qu'à survivre : réparer, récupérer, créer, aimer, digérer, dormir... et simplement vivre.


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